le thème : Le concept de race est-il pertinent?

Faisant écho à la promesse du Président F.Hollande, bientôt proposée à l'Assemblée, pour retirer le mot race de la Constitution Française, nous tenterons de voir si le principe de race est pertinent.
A moins que cette action ne soit le résultat d'une autre promesse faite à des loges maçonniques (secret de polichinelle), ce qui déplacerait le sujet dans une dimension purement idéologique et politique.

Tout le monde cependant ne semble pas favorable à cette décision.
Forward, le principal hebdomadaire communautaire juif américain, titrait en octobre 2012 : Les juifs sont une race, révèlent les gènes (Jews are a "race", Genes Reveal) en rendant compte très longuement de Legacy : A genetic history of the jewish people, signé par Harry Oster, un généticien professeur à l'Albert Einstein College of medecine de New York.
Selon ce dernier, il n'y aurait pas de différences notables entre ashkénazes et séfarades, les juifs ayant tous une "signature génétique distinctives".
Leur réussite (25% des prix Nobel) serait due, non à des questions culturelles ou environnementales mais raciales : "les succès juifs sont le produit de gènes juifs." Un ouvrage conforté lui-même par 2 autres ouvrages récents : Jacob's legacy : a genetic view of the jewish people de David Golstein, professeur de génétique à la Duke University, et Abraham's children : race, identity and the DNA of the chosen people de Jon Entine.

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http://www.bfmtv.com/politique/hollande-va-supprimer-mot-race-constitution-437770.html

C'était l'une des promesses de François Hollande durant la campagne présidentielle, prononcée le 10 mars dernier lors d'un meeting consacré à l'Outre-Mer : supprimer le mot "race" de l'article 1er de la Constitution, car "il n'y a pas de place dans la République pour la race", déclarait-il alors.

Le texte, écrit en 1946, stipule en effet que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion."

Selon France Inter et Le Figaro, cet engagement serait en passe d'être tenu, selon une indiscrétion d'un conseiller du président. Les députés devraient se prononcer avant l'été sur la suppression du mot, dans le cadre d'une réforme constitutionnelle plus vaste.
Le terme est sensible, et on n'en connaît d'ailleurs pas l'origine, comme nous l'explique la linguiste Henriette Walter. "Le mot en français vient de l'italien "razza". Au début du XXe siècle, des linguistes ont cherché à connaître l'origine de ce mot italien, sans réussir à se mettre d'accord. Certains affirment qu'il vient du mot "haras", l'endroit où se reproduisent les races de chevaux. Aujourd'hui, on considère que son origine est inconnue."

Cette promesse de campagne de François Hollande avait provoqué l'ire de son adversaire politique, Nicolas Sarkozy, jugeant en substance que cela ferait injure aux victimes du nazisme, car le mot avait été "écrit dans le préambule de 1946" avec leur "sang", "pour que nul n'oublie jamais les millions de victimes de la plus grande entreprise raciste que le monde ait connue."

PRÉAMBULE
Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004.

En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d'outre-mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique.
ARTICLE PREMIER.
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.